Et si l’eau potable était rationnée pendant trente jours ?

Introduction
Pendant trente jours, chaque litre devient visible, compté et disputé. Une anomalie sur votre compteur vous entraîne dans une ville où économiser ne suffit plus : il faut décider qui peut utiliser l’eau, à quel prix et sous quel contrôle.
Synopsis
Un quota, une anomalie, un couloir d’immeuble, une rue oubliée par les citernes, une nuit de vannes, puis un vote à dix-huit heures. Six décisions, trente jours, et une ressource qui ne se négocie pas.
L’expérience ne cherche pas à mesurer votre consommation. Elle observe une question plus difficile : lorsque l’eau vient à manquer, protéger sa propre réserve est-il encore un choix strictement privé ?
Trois statuts, jamais confondus
Chaque élément de l'expérience porte l'un de ces trois badges, visible au moment de la lecture.
- Fait vérifié
Une information documentée, dont la source sera consultable.
- Hypothèse
Une projection argumentée : plausible, mais non établie.
- Fiction
Le récit, les personnages et les situations sont inventés.
Les grandes étapes temporelles
Le récit avance par paliers, des premières minutes au retour du réseau.
Jour 1 — 06 h 00
Le rationnement commence. Votre allocation s’affiche, et l’immeuble découvre ses écarts.
Jour 1 — 12 h 07
Votre logement est vide depuis cinq heures. Votre compteur, lui, continue de tourner.
Jour 3 — 19 h 40
Au quatrième étage, la pression est tombée. On frappe à votre porte avec deux contenants vides.
Jour 9 — 08 h 15
Les citernes desservent d’autres rues. À quatre cents mètres, une fontaine coule encore.
Jour 18 — 23 h 48
La pression chute dans tout l’immeuble. Le local technique est ouvert, et personne ne sait pourquoi.
Jour 30 — 17 h 55
Cinq minutes avant l’annonce, la ville doit choisir qui décide de la répartition.
Le dossier documentaire
Ce que contiendra le dossier
Le dossier documentaire distingue ce qui est mesuré — besoins essentiels en eau, pertes des réseaux de distribution, effets des restrictions documentées — de ce qui relève d’une projection.
Il sépare aussi six situations que le débat public confond : pénurie d’eau brute, disponibilité de l’eau potable, sécheresse, panne de réseau, fuite, contamination et rationnement administratif.