Et si tous vos messages privés devenaient publics demain ?

Introduction
Vos conversations privées sont désormais publiques. Certaines sont authentiques, d’autres incomplètes, manipulées ou impossibles à vérifier. Pendant six décisions, vous devrez choisir ce que vous acceptez de révéler pour défendre votre réputation, protéger vos proches et reconstruire la confiance.
Synopsis
Une archive qui s’ouvre, une phrase sortie de son contexte, un message que vous n’avez jamais écrit, une conversation authentique et embarrassante, une suppression unique, puis un référendum. Six décisions, une journée, et une question qui ne se referme pas.
L’expérience ne cherche pas à savoir si vous avez quelque chose à cacher. Elle observe un arbitrage plus difficile : jusqu’où accepteriez-vous d’exposer votre intimité pour prouver qu’un seul message ne raconte pas toute votre histoire ?
Trois statuts, jamais confondus
Chaque élément de l'expérience porte l'un de ces trois badges, visible au moment de la lecture.
- Fait vérifié
Une information documentée, dont la source sera consultable.
- Hypothèse
Une projection argumentée : plausible, mais non établie.
- Fiction
Le récit, les personnages et les situations sont inventés.
Les grandes étapes temporelles
Le récit avance heure par heure, de l’ouverture de l’archive au vote qui suit, un an plus tard.
07 h 00
L’archive s’ouvre. Des millions de personnes y cherchent leur nom, et le vôtre y figure déjà.
07 h 38
Une phrase professionnelle circule sans sa conversation. Elle est authentique, et elle dit autre chose.
09 h 46
Un échange vous ressemble jusque dans les détails. Vous ne l’avez pourtant jamais écrit.
13 h 20
Une conversation bien réelle montre ce que vous saviez, et le temps que vous avez mis à agir.
21 h 08
Une seule conversation peut disparaître de l’archive. La demande, elle, deviendra publique.
Un an plus tard
La société doit décider si l’archive doit être effacée, conservée sous contrôle ou rendue à chacun.
Le dossier documentaire
Ce que contiendra le dossier
Le dossier documentaire distingue ce qui est établi — protection des données, violations, provenance et authentification des contenus, droit à l’effacement — de ce qui relève d’une projection.
Il sépare aussi des situations que le débat public confond : message authentique, message tronqué, capture d’écran, contenu modifié, imitation stylistique et erreur d’attribution.