Et si votre visage devenait votre unique identité ?

Introduction
Après six semaines de fraudes en cascade, un dispositif provisoire fait du visage la seule preuve d’identité valable. Vous traversez six décisions dans un pays qui vous reconnaît — ou ne vous reconnaît plus.
Synopsis
Un matin, une journée, puis une année. Vous vous enrôlez, on vous refuse un accès, un double numérique apparaît, la ville apprend à vous suivre, votre identité est suspendue, et le pays finit par voter.
L’expérience ne cherche pas à savoir si la biométrie est bonne ou mauvaise. Elle observe une question plus concrète : que reste-t-il de vous lorsqu’une machine décide, seule, que vous n’êtes pas vous ?
Trois statuts, jamais confondus
Chaque élément de l'expérience porte l'un de ces trois badges, visible au moment de la lecture.
- Fait vérifié
Une information documentée, dont la source sera consultable.
- Hypothèse
Une projection argumentée : plausible, mais non établie.
- Fiction
Le récit, les personnages et les situations sont inventés.
Les grandes étapes temporelles
Le récit avance par paliers, des premières minutes au retour du réseau.
07 h 12
Le Registre d’identité vérifiée ouvre. On vous demande votre visage, une seule fois.
08 h 03
Cinquante et une minutes plus tard, une porte refuse de s’ouvrir devant vous.
09 h 42
Un autre visage, très proche du vôtre, existe déjà dans le système.
Trois semaines plus tard
La vérification quitte les portiques et s’installe dans la rue.
Quatrième mois
Votre identité est suspendue. Il vous faut prouver que vous existez.
Un an plus tard
Le pays vote sur l’avenir de l’identité — sur un bulletin en papier.
Le dossier documentaire
Ce que contiendra le dossier
Le dossier documentaire distingue ce qui est mesuré — taux d’erreur publiés par le NIST, écarts démographiques, attaques documentées contre la vérification à distance — de ce qui relève d’une projection.
Il sépare aussi trois opérations souvent confondues : authentifier, identifier et surveiller. Et rappelle ce que le droit européen encadre déjà.